Les haricots

Sur le réseau du SMAGER, existent deux « haricots » en sortie d'étang : le haricot de l'étang du Perray et celui de l'étang de Saint Hubert.

Les quantités d'eau nécessaires étaient importantes pour animer les jeux d'eau. De fait, le recours à de fréquents lâchers dans le grand lit de rivière d’eaux en provenance des étangs était impératif. La rivière royale reçoit en effet l’eau au pied des digues des étangs supérieurs et l’achemine vers l'étang de Trappes.

P1000088.jpg

Il fallait procéder aux lâchers en évitant la formation de vagues, pour limiter l’érosion des berges et le risque – en cas de rigole déjà bien remplie – de submersion. Des bassins de dissipation de l’énergie hydraulique ont donc été creusés en demi-cercle d’où leur nom de « haricot ».

Leurs murs ont été maçonnés afin de supporter l'arrivée massive d'eau perpendiculairement au grand lit de rivière. Chaque haricot est doté d’une décharge, vers le ru des Vaux de Cernay pour le haricot de l’étang de St Hubert, vers le ru du feu Saint Jean pour le haricot de l’étang du Perray, permettant d’envoyer une partie de l’eau sur d’autres réseaux hydrographiques au cas où il y aurait un risque d’inondation si le réseau reste saturé. Ces envois sont contrôlés pour ne pas impacter les habitations et activités situées en contrebas.

Un dernier élément vient compléter le dispositif : un étang de pêcherie situé « en amont » du haricot. Lors des vidanges des étangs, une partie des poissons était orientée vers ces étangs dans lesquels des pêches pouvaient être organisées pour les capturer. Aujourd’hui, ces étangs de pêcherie ne sont plus utilisés.

P1000087 DSC_0505